La prévoyance est une assurance indispensable pour les indépendants et libéraux.
La prévoyance vous assure contre les risques “de vie” :

  • l’incapacité de travail : que se passe-t-il et comment maintenez-vous vos revenus en cas d’arrêt de travail?
  • l’invalidité : comment maintenez-vous votre niveau de vie en cas d’invalidité totale ou partielle, que vous puissiez continuer à travailler ou non?
  • le décès : que laissez-vous derrière vous à vos ayant-droits en capital ou rentes?

Cette assurance est un socle, qui vous permet de vous protéger – votre famille et vous-même.
Il est tout à fait nécessaire de bien penser à vos enjeux de prévoyance, pour ne pas risquer de vous retrouver dans une situation très délicate.

Un contrat de prévoyance parfait, c’est ceci :

  • maintien de 100% de vos revenus en cas d’arrêt de travail ou d’invalidité,
  • un capital et des rentes suffisantes pour votre famille en cas de décès.

Cependant, il vous est parfois nécessaire d’arbitrer entre certaines de ces garanties, et de bien régler leur niveau, pour tenir votre budget.
Voici les bonnes méthodes et le “dessous des cartes” pour bien choisir les niveaux de votre prévoyance.

Pour bien évaluer votre besoin de prévoyance, vous devez répondre à 3 questions :

Votre régime de base couvre déjà une partie de vos besoins de prévoyance, mais à quelle hauteur ?

En tant que libéral ou indépendant, vous êtes obligatoirement affilié à un régime de base.
Il existe en France 11 régimes de base pour les professions libérales :

  • CNBF pour les avocats
  • CARPIMKO pour les auxiliaires médicaux
  • CARMF pour les médecins
  • CARCDSF pour les chirurgiens dentistes et sages-femmes
  • CARCDSF pour les dentistes et sages femmes
  • CARPV pour les vétérinaires
  • CAVAMAC pour les agents généraux d’assurance
  • CAVEC pour les experts comptable commissaires aux comptes
  • CAVOM pour les officiers ministériels
  • CAVP pour les pharmaciens
  • CPRN pour les notaires
  • CIPAV pour les micro-entrepreneurs, architectes, consultants, etc…

Votre régime de base intègre une base de retraite et une base de prévoyance.

En matière de prévoyance, les régimes de base sont très différents, et cachent parfois de petites subtilités.

Par exemple, le régime de base CNBF garantit aux avocats un maintien de revenu de 1830€/mois en cas d’arrêt de travail à partir du 90eme jour d’arrêt de travail, alors que la CARMF verse aux médecins entre 2.030€/mois et 4.050€/mois en fonction de leurs revenus (également à partir du 90eme jour).
(Dans les deux cas cependant, aucun frais professionnel ne peut être couvert).
A contrario, la CPRN ne garantit aucun maintien de revenus aux notaires.

En sus de votre régime de base, il existe parfois des dispositions complémentaires incluses dans vos charges obligatoires.
Par exemple, en plus du régime CNBF, les avocats bénéficient d’une prise en charge de leur maintien de revenu à compter du 15eme ou du 30eme jour via la Prévoyance des Avocats (LPA, qui complète la CNBF), et certains barreaux renforcent les montants (le Barreau de Paris, par exemple).

Ainsi, il est extrêmement important de bien apprécier votre régime de base.

Si vous avez besoin d’aide à cette étape, un expert privé Promis pourra vous accompagner. Grâce à notre plateforme, vous pourrez visualiser très simplement vos garanties de base et leur couverture de vos besoins.
En effet, en fonction de votre profil et de vos revenus, votre régime de base sera “scoré”, c’est-à-dire que vous pourrez visualiser le % de couverture par rapport à vos besoins estimés.

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De quelles garanties de prévoyance avez-vous vraiment besoin ?

Pour déterminer vos besoins en prévoyance, il est nécessaire de raisonner garantie par garantie.
Dans un contrat de prévoyance, 3 postes majeurs sont couverts :

  • les arrêts de travail,
  • l’invalidité,
  • le décès.

Garantie n°1 : Les arrêts de travail

Lorsque vous déterminez votre garantie de prévoyance en cas d’arrêt du travail, deux aspects sont à définir :

  • la somme que vous souhaitez percevoir en cas d’arrêt de travail,
  • la franchise – c’est-à-dire le nombre de jours (ou mois) avant que l’assureur ne vous paie.

Le montant à assurer dépend de vos revenus, de votre capacité à faire face à un arrêt de vos revenus, et bien entendu de vos frais professionnels.

Attention, votre régime de base ne couvre jamais vos frais professionnels : loyer, collaborateur, charges et cotisations obligatoires…
De très nombreux libéraux sont mal assurés sur ce point et ont beaucoup de mal à faire face à un arrêt de travail – non pas uniquement parce que leurs revenus chutent… mais parce que leurs charges fixes restent dues !

La franchise quant à elle a un impact très important sur le budget de votre assurance !
Idéalement, bien sûr, vous voudriez que votre contrat de prévoyance prenne le relais le plus vite possible en cas de maladie ou d’accident, mais cela fait grimper le tarif de votre contrat.
Plus votre franchise est longue (3 mois par exemple), plus votre contrat de prévoyance sera économique.
Ainsi, à budget compté, vous devez faire un arbitrage très clair entre la franchise et le niveau des garanties.
Par exemple, cela peut coûter exactement la même chose d’assurer 3000€ de maintien de revenu à partir du 30e jour, et 5000€ de maintien de revenu à partir du 90ème jour.

Comment lire une franchise dans un contrat de prévoyance ?
Une franchise se présente toujours par une succession de 3 chiffres ou nombres. Par exemple, 30/15/0.
Il s’agit du nombre de jours avant que l’assureur ne vous paye, en fonction du motif de votre arrêt de travail : maladie/hospitalisation/accident.

Petits trucs
Il est possible qu’un contrat de collaboration libérale prévoit le maintien d’une rétrocession d’honoraires uniquement pendant le début d’un arrêt maladie.
Par exemple, le RIN de la profession d’avocat prévoit que le cabinet doit maintenir la rétrocession d’honoraires d’un avocat collaborateur pendant 60 jours (par an). Ainsi, un avocat collaborateur peut opter pour une franchise de 60 jours, sans que cela ne risque de lui porter préjudice.

Garantie n°2 : l’invalidité

L’invalidité est sans aucun doute le point le plus technique d’un contrat de prévoyance.
L’assureur s’engage à vous verser une rente jusqu’à votre retraite en cas d’invalidité.
Mais toute la question est de savoir comment l’assureur apprécie et calcule votre invalidité.

Voilà schématiquement comment un assureur calcule votre rente d’invalidité :

(rente d’invalidité mentionnée à votre contrat) x (taux d’invalidité)

Il est capital de bien comprendre comment est calculé votre taux d’invalidité, puisque c’est ce taux qui va déterminer votre rente.

Il y a deux grandes façon de calculer l’invalidité :

  • l’invalidité fonctionnelle : à quel point votre corps est-il atteint?
  • l’invalidité professionnelle : à quel point cela vous empêche-t-il d’exercer votre métier?

L’exemple souvent cité est un chirurgien qui perd un doigt. Fonctionnellement, c’est assez mineur… mais professionnellement, cela l’empêche totalement de continuer à exercer son métier.

Vous devez donc être très attentif à la façon dont votre invalidité est prise en compte par l’assureur dans le contrat de prévoyance.
Votre expert privé Promis pourra vous expliquer cela en détail.

Un second point d’attention : à partir de quel taux, votre invalidité vous donne-t-elle droit à une rente?
Il est possible d’abaisser ce taux dans les contrats de prévoyance. Ainsi, en fonction de votre sensibilité, vous pourrez assurer plus ou moins fortement votre invalidité légère.

Garantie n°3 : le décès

Le but de cette garantie du contrat de prévoyance est de protéger vos proches.
En cas de décès, vous pouvez décider de laisser derrière vous :
un capital décès,
une rente d’éducation, pour vos enfants,
une rente conjoint, pour votre conjoint.

Votre profil ainsi que votre situation personnelle et familiale détermineront le juste montant de chacun de ces postes.

Une règle de bonne prudence consiste cependant à dire qu’un capital décès se calcule comme suit :

2 ans de revenu net + 1 année si vous avez un conjoint
+ 1 année par enfant si vous avez des enfants

Ce montant peut être revu en fonction de l’autonomie financière de votre conjoint, de votre patrimoine, et d’autres contrats de prévoyance déjà en cours.

Par exemple, si vous avez des emprunts immobiliers en cours, vous avez déjà un capital décès qui sera versé par l’assureur qui assure votre crédit immobilier. Ceci est à prendre en compte.

Sans enfant ni conjoint, devez-vous prendre un capital décès?
Oui. Le capital décès de votre contrat de prévoyance est aussi débloqué en cas d’invalidité totale (PTIA) !
Donc, vous pouvez être le bénéficiaire de ce capital décès.
Il vous protège donc aussi vous-même.

Quel contrat de prévoyance et quel assureur correspondent le mieux à votre situation ?

Les assureurs ne sont pas tous égaux… loin de là !
En effet, certains assureurs vont être beaucoup plus compétitifs que d’autres sur certaines professions, certains niveaux de revenus et de garanties.

Cela se voit à 2 choses :

  • leur prix,
  • des garanties adaptées à votre profession (qui tient compte par exemple de votre risque d’invalidité professionnelle).

Par exemple, un grand assureur peut être très adapté pour une infirmière, mais totalement hors sujet pour un avocat.

Pour vous aider à trouver l’assureur et le contrat de prévoyance le plus adapté pour vous, Promis a développé un comparateur intelligent.
En fonction de votre profession, de vos revenus, de votre situation familiale, des franchises que vous souhaitez, le comparateur vous permet de voir en temps réel le ou les contrats de prévoyance les plus adaptés.
Cela vous permet de “jouer” dans vos garanties, pour trouver votre propre équilibre prix/garanties.

Nos experts privés sont formés à la prévoyance et connaissent parfaitement les régimes de base des professions libérales. Si vous avez besoin d’aide pour trouver le contrat adapté à vos besoins, n’hésitez pas à nous contacter. Si au contraire, vous avez déjà un contrat de prévoyance en cours mais vous n’êtes pas certain(e) qu’il soit toujours adapté à vos besoins, nous vous invitons à consulter l’article « Comment savoir si mon contrat de prévoyance est toujours adapté à mes besoins ?« .